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Ces pages furent créées dans le passé et je ne veux ni les diffuser, ni les effacer.

Crimes États-Unis Exceptions au droit d'auteur Films Revendication Utilisation équitable

Les violations au delà de la tombe du droit d'auteur

Le groupe MIT Free Culture de l’université éponyme de Boston vient de lancer le site YouTomb (http://youtomb.mit.edu/), un site qui recense des vidéos retirés de YouTube à cause d’une plainte de violation du droit d’auteur. Selon le site,

YouTomb is a research project by MIT Free Culture that tracks videos taken down from YouTube for alleged copyright violation.

More specifically, YouTomb continually monitors the most popular videos on YouTube for copyright-related takedowns. Any information available in the metadata is retained, including who issued the complaint and how long the video was up before takedown. The goal of the project is to identify how YouTube recognizes potential copyright violations as well as to aggregate mistakes made by the algorithm.

Au même moment, le quotidien britannique The Guardian publie un article intéressant sur la « CopyFraud » – néologisme qui évoque une appropriation inéquitable d’une oeuvre dans le domaine public par une corporation (Charles Eicher, Copyfraud: Poisoning the public domain) :

Committing copyfraud is astonishingly easy and costs nothing. I can borrow a public domain book from any library and scan it, or I could download the text from Project Gutenberg. I reformat it as a PDF, mark it with a copyright date, register it as a new book with an ISBN, then submit it to Amazon.com for sale. I may not even need to print and bind any books, I can offer it through Amazon’s Booksurge print-on-demand service, or as an ebook on Kindle. Once the book is listed for sale, I can submit it to Google Books for inclusion in its index. I could easily publish thousands of books; most would never sell, but with zero up-front cost, any sale is pure profit.

Merci à Jeff Roberts et son IP News This Week.

Accès libre

Licence de diffusion libre pour les bases de données

Open Data Commons annonce le lancement de la version 1.0 de leur « Open Database Licence (ODbL) » – une licence de diffusion libre pour les bases de données.

À noter, une initiative intéressante pour définir le concept de « savoir libre » par un groupe nommé opendefinition.org qui vise à définir ce concept dans un sens large pour des micro-dénnées, du contenu culturel et de l’information libre.

Voici la définition en français dans son entier en date d’aujourd’hui (version 1.0) :

Définition du Savoir Libre

Terminologie

Le terme Savoir est réputé inclure:

1. des contenus tels que la musique, les films ou les livres
2. des données, qu’elles soient scientifiques, historiques, géographiques ou autres
3. des données publiques émanant du gouvernement ou d’autres administrations publiques

Les programmes d’ordinateur sont exclus de cette défnition, malgré qu’ils occupent une position importante dans le savoir libre, dans la mesure où ils font l’objet de développements plus adéquats dans d’autres projets.

Le terme œuvre désigne l’élément de savoir particulièrement visé.

Le terme ensemble désigne une collection ou une compilation d’œuvres, ce qui n’empêche qu’un tel ensemble soit lui-même considéré, en tant que tel, comme une oeuvre.

Le terme licence désigne le contrat qui régit la mise à disposition de l’oeuvre. A défaut d’une licence expresse, le terme licence sera compris comme désignant les conditions légales s’appliquant par défaut à la mise à disposition de l’oeuvre.

Définition

Une œuvre est réputée être libre s’il est satisfait aux conditions suivantes:

1. Accès

L’œuvre doit être accessible dans son intégralité pour un prix ne dépassant pas un coût raisonnable de reproduction, et de préférence via téléchargement gratuit par Internet. L’œuvre doit également être accessible dans un format utilisable et modifiable.

Commentaire: Ceci équivaut à une liberté d’accès ‘sociale’ : non seulement vous êtes autorisé à avoir accès à l’œuvre, mais vous pouvez effectivement accéder à l’œuvre. L’accès à l’œuvre ‘dans son intégralité’ empêche des limitations d’accès par des moyens indirects, ce qui serait le cas par exemple d’un accès réduit à des parties limitées d’une base de données.

2. Redistribution

La licence n’empêche pas les parties de vendre ou d’aliéner l’œuvre, considérée tant individuellement, que comme composante d’un ensemble plus large d’œuvres issues de différentes sources. La licence ne conditionne pas une telle vente ou distribution à une redevance ou à un autre type de rémunération.

3. Réutilisation

La licence autorise les modifications et la réalisation d’œuvres dérivées et n’empêche pas que leur distribution soit soumise aux mêmes conditions que l’œuvre originale. La licence peut imposer des conditions relatives à l’attribution et à l’intégrité de l’œuvre : voir point 4 (attribution) et point 5 (intégrité).

Commentaire: Cette clause n’empêche pas l’utilisation de licences ‘virales’ ou ‘partage des conditions initiales à l’identique’ qui exigent que la redistribution de modifications de l’œuvre se réalise dans les mêmes conditions de licence que celles applicables à l’oeuvre originale.

4. Absence de restriction technique

L’œuvre doit être fournie dans un format qui ne présente pas d’obstacles techniques à la mise en œuvre des activités décrites ci-dessus. Cela peut notamment être réalisé par la fourniture de l’œuvre dans un format ouvert, à savoir, un format dont les spécifications sont publiquement et gratuitement disponibles et dont l’utilisation n’est pas subordonnée à des conditions financières ou autres.

5. Attribution

La licence peut conditionner la redistribution et la réutilisation de l’œuvre à la mention de l’identité de ses auteurs et contributeurs. La mise en œuvre de cette condition ne peut être à titre onéreux. En présence d’une telle obligation d’attribution, la liste des personnes auxquelles l’œuvre doit être attribuée devrait accompagner l’œuvre.

6. Intégrité

La licence peut exiger que la distribution de l’œuvre sous une forme modifiée comporte un nom ou un numéro de version différent de l’œuvre originaire.

7. Non discrimination de personnes ou de groupes de personnes

La licence ne doit pas faire de discrimination entre des personnes ou des groupes de personnes.

Commentaire: Afin d’assurer le bénéfice le plus large possible du libre accès, la plus grande diversité de personnes ou de groupes de personnes doit bénéficier de la même possibilité de contribuer à l’élaboration d’un savoir en libre accès. Par conséquent, aucune licence de savoir en libre accès ne peut exclure quelqu’un de son bénéfice.

8. Non discrimination selon les domaines d’utilisation

La licence ne peut exclure l’utilisation de l’œuvre dans un domaine spécifique. Elle ne peut par exemple interdire l’utilisation de l’œuvre dans le domaine commercial ou pour la recherche militaire.

Commentaire: L’objectif de cette clause est d’empêcher les licences qui limitent l’utilisation du savoir libre aux seules utilisations non commerciales. Nous souhaitons inclure les utilisateurs commerciaux dans notre communauté et non les en exclure.

9. Mise à disposition de la licence

Les droits attachés à l’œuvre doivent bénéficier à tous ceux auxquels l’œuvre est distribuée sans qu’il soit nécessaire pour les parties de mettre en œuvre une licence supplémentaire.

Commentaire: Cette clause a pour objectif d’empêcher la fermeture de l’oeuvre par des moyens indirects, par exemple par l’imposition d’un accord de confidentialité.

10. La licence ne peut être exclusivement attachée à un ensemble

Le bénéfice des droits attachés à l’œuvre ne peut dépendre de son intégration dans un ensemble particulier. Si l’œuvre, extraite de l’ensemble considéré, est utilisée et distribuée sous les termes de la licence, toutes les parties auxquelles l’œuvre est distribuée doivent se voir reconnaître les mêmes droits que ceux qui sont attachés à l’ensemble duquel est extraite l’œuvre.

11. La licence ne peut restreindre la distribution d’autres œuvres

La licence ne peut appliquer de restrictions aux autres œuvres qui sont distribuées avec l’œuvre qui en est l’objet. La licence ne peut par exemple exiger que les autres œuvres qui seraient distribuées sur le même support soient également libres.

Translated by Caroline Ker, Researcher and Séverine Dusollier, Professor, University of Namur

BAnQ

Bilan de BAnQ

Réjean Savard, professeur en bibliothéconomie à l’Université de Montréal, accueille Guy Berthiaume Guy Berthiaume, Président-directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) à son nouveau poste de Président-directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) avec un texte dans la section Idées du quotidien montréalais Le Devoir aujourd’hui. Il remplace se Lise Bissonnette, nommée en 1998.

Professeur Savard en profite pour poser un bilan des activités de l’institution phare en préservation et accès de la culture québécoise. Malgré les avancées, il précise que :

Le retard à combler avec les provinces canadiennes est donc toujours important, même en incluant la Grande Bibliothèque. Ainsi, en 2006 l’Ontario investissait 46,22 $ par habitant pour ses bibliothèques publiques (38,31 $ au Québec). Et alors que le nombre de bibliothécaires au Québec n’est que de 0,58 par 10 000 habitants desservis, on en compte 1,10 au Nouveau-Brunswick, 1,14 en Ontario et 1,15 en Colombie-Britannique (les normes recommandent 1 bibliothécaire minimum par 10 000 habitants).

[…] Il nous faut remercier chaleureusement Lise Bissonnette pour le magnifique travail accompli à la barre de BAnQ. Mais si l’avènement de la Grande Bibliothèque fut un événement extrêmement positif et qui a apporté énormément, il reste encore beaucoup à faire pour doter tous les Québécois de services de bibliothèques publiques comparables à ceux de leurs voisins nord-américains. Espérons que le successeur de madame Bissonnette et les décideurs politiques en sont bien conscients.

CultureLibre.ca

De retour de vacances

Le soleil se couche au Lac Collett de la Pourvoirie Waban-Aki
Merci pour votre patience. Le rédacteur en chef de CultureLibre.ca, Olivier Charbonneau, était en vancances depuis 2 semaines. Comme nous disons au Québec, il était « dans le bois » à la Pourvoirie Waban-Aki. Pour nos cousins outre-Atlantique, le Gouvernement du Québec définit une pourvoirie ainsi :

L’article 78.1 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune définit la pourvoirie comme une entreprise qui offre, contre rémunération, de l’hébergement et des services ou de l’équipement pour la pratique, à des fins récréatives, des activités de chasse, de pêche ou de piégeage.

Le propriétaire de la Pourvoirie Waban-Aki, Bruno Carron, est le beau-frère d’Olivier (en fait, le mari de la soeur à la fiancée d’Olivier). La famille Carron a quitté la ville pour s’investir de nature. Ils désirent protéger ce territoire de la Mauricie en l’exploitant d’une manière raisonnable et limitée afin d’en faire profiter les générations futures.

Fait intéressant à noter, cette Pourvoirie s’est dotée d’un blogue WordPress afin d’assurer sa présence sur Internet suite aux conseils d’Olivier. Visitez le site de la Pourvoirie Waban-Aki pour une multitude de photos de la nature québécoise !

Suite à quelques journées de pêche à la truite mouchetée, Olivier a oeuvré à bâtir le site Internet de la Pourvoirie Waban-Aki puis à construire un chalet face au Lac des Attelles.

Exceptions au droit d'auteur Malvoyant OMPI Réforme

L'OMPI songe aux exceptions du droit d'auteur

Le groupe suisse IP-Watch propose un billet concernant une réunion récente de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à propos des exceptions au droit d’auteur. En effet,

Le Comité permanent du droit d’auteur et des droits connexes (SCCR) de l’OMPI s’est réuni du 25 au 29 mai pour aborder les questions des limitations et des exceptions, des droits des organismes de radiodiffusion et des droits liés aux interprétations et exécutions audiovisuelles. En ce qui concerne les limitations et les exceptions, le comité s’est tout d’abord concentré sur une proposition de traité à caractère obligatoire en faveur des déficients visuels. La possibilité d’une exception portant sur d’autres utilisateurs tels que les bibliothèques et les services d’archivage a également été discutée.

Appel de communication Canada France Internet Réforme

Internet : la France consulte, le CRTC ne fait rien

Divers élus français (Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Luc Chalel, secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la Consommation, Porte-parole du Gouvernement, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à l’Économie numérique) nous invitent à participer à une consultation sur le futur d’Internet :

Cette consultation porte notamment sur l’identification des thématiques liées au concept d’Internet du Futur (technologies du « cœur de réseau », réseaux d’accès, réseaux spontanés, Internet des objets, contenus, usages et services…), l’organisation de la recherche en France dans ce domaine, la coordination des plateformes d’expérimentation, l’organisation des pôles de compétitivité TICs sur cette thématique, la normalisation, les actions à mettre en œuvre pour préparer l’industrie française à ces changements importants….

Elle permettra de définir un plan d’actions destiné à positionner favorablement la France dans le développement de l’Internet du Futur, et favoriser ainsi les retombées économiques et industrielles pour notre pays.

Cette consultation, disponible sur le site http://www.telecom.gouv.fr/internetdufutur, et accessible via le site http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr, est ouverte jusqu’au 13 juillet 2009.

Par ailleurs, le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) annonce qu’il ne règlementera pas Internet, pour le moment. Selon l’organisme fédéral,

Le Conseil continuera d’exempter de son règlement les services de radiodiffusion dans les nouveaux médias, et il surveillera l’évolution des tendances.

« Bien que la radiodiffusion dans les nouveaux médias prenne de plus en plus d’importance, nous ne croyons pas qu’une intervention réglementaire soit nécessaire à ce stade-ci », a soutenu le président du CRTC, Konrad von Finckenstein, c.r. « Nous croyons qu’Internet et les services mobiles constituent un complément au système traditionnel de radiodiffusion. Toute intervention que nous pourrions faire ne ferait que nuire à l’innovation. »

Par ailleure, le CRTC diffuse sa Politique réglementaire de radiodiffusion (CRTC 2009-329) et un Avis de consultation de radiodiffusion (CRTC 2009-330). Les parties concernées ont jusqu’au 6 juillet 2009 pour soumettre une observation.

Voir aussi cet article du Canadian Broadcasting Corporation (CBC – radiodiffuseur national canadien).

Conférence Enfant Québec Web 2.0

«Génération C»

Le CEFRIO, un centre de recherche au Québec, annonce la tenue d’une conférence en octobre qui porte sur la «Génération C» – selon le site :

La «génération C», c’est celle du million et demi de Québécois nés entre 1982 et 1996, ces jeunes qui ont grandi avec les micro-ordinateurs et Internet et qui s’en servent pour communiquer, collaborer et créer comme jamais auparavant dans l’histoire.

Les «C» ne sont pas des Québécois tout à fait comme les autres : ils ont grandi avec les technologies de l’information (TI) et ont souvent des attentes et des comportements différents de ceux auxquels les organisations ont été habituées.

* Quels sont les perceptions et les comportements des membres de cette nouvelle génération ?
* Comment les «C» utilisent-ils les technologies de l’information (TI) ?
* Quelles pratiques permettront aux écoles, aux entreprises et aux organismes québécois de s’adapter efficacement à la montée en force des «C» en tant qu’étudiants, consommateurs, travailleurs et citoyens ?

En plus du programme, le site offre un blogue (merci à Pierre Chicoine pour le tuyau).

Droit d'auteur Enfant Enseignant États-Unis Internet Médiation

Enseigner le droit d'auteur

Teaching Copyright de l'EFF
L’Electronic Frontier Foundation (EFF) annonce le lancement d’une trousse d’information à l’intention du secteur de l’éducation. Le site de l’association de défense des droits des usagers du numérique aux USA précise que :

As the entertainment industry promotes its new anti-copying educational program to the nation’s teachers, the Electronic Frontier Foundation (EFF) today launched its own « Teaching Copyright » curriculum and website to help educators give students the real story about their digital rights and responsibilities on the Internet and beyond.

The Copyright Alliance — backed by the recording, broadcast, and software industries — has given its curriculum the ominous title « Think First, Copy Later. » This is just the latest example of copyright-focused educational materials portraying the use of new technology as a high-risk behavior. For example, industry materials have routinely compared downloading music to stealing a bicycle, even though many downloads are lawful, and making videos using short clips from other sources is treated as probably illegal even though many such videos are also lawful. EFF created Teaching Copyright as a balanced curriculum encouraging students to make full and fair use of technology that is revolutionizing learning and the exchange of information.

Le site de l’EFF fait la promotion de l’utilisation équitable et du domaine public, plutôt que d’autres approches à l’appropriation du contenu culturel numérique. La trousse d’éducation, nommée « Teaching Copyright, » est disponible gratuitement dans Internet.