La taxe de la musique
Selon le new New York Times, l’Île de Man désire introduire une surcharge aux frais d’accès à internet afin de permettre à tous leurs citoyens de télécharger de la musique sans égards au droit d’auteur.
Ces pages furent créées dans le passé et je ne veux ni les diffuser, ni les effacer.
Selon le new New York Times, l’Île de Man désire introduire une surcharge aux frais d’accès à internet afin de permettre à tous leurs citoyens de télécharger de la musique sans égards au droit d’auteur.
Notre collègue Robin Millette nous informe que Richard Stallman sera à Montréal cette semaine pour quelques événements. En premier lieu, il prononcera la plénière lors de la Canadian University Software Engineering Conference (CUSEC 2009) et interviendra à Concordia au sujet du mouvement du logiciel libre et spécifiquement de la Free Software Foundation, dont il est le membre fondateur.
Guillaume Bourgault-Côté nous indique à la première page du quotidien montréalais Le Devoir aujourd’hui que 95% des chansons téléchargées le sont illégalement. Son article, intitulé « Téléchargement de musique – Les pirates demeurent les rois » précise que :
C’est là le calcul fait par la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI), qui dévoilait cette fin de semaine son Digital Music Report 2009, dans le cadre du MIDEM (Marché international de la musique) qui se déroule à Cannes. L’IFPI représente environ 1400 maisons de disques réparties dans 70 pays.
Selon les estimations de l’organisme, ce sont 40 milliards de chansons qui sont passées en 2008 du cyberespace aux oreilles des mélomanes de manière illégale.
L’étude d’une trentaine de pages en anglais est diffusée gratuitement dans le site de l’IFPI. Le communiqué de l’IFPI précise que :
Single track downloads, up 24 per cent in 2008 to 1.4 billion units globally, continue to drive the online market, but digital albums are also growing healthily (up 36%). The top-selling digital single of 2008 was Lil Wayne’s Lollipop with sales of 9.1 million units – 1.8 million more than the 2007 best selling digital single.
The Report also shows how the digital age is expanding the role of music companies in developing and marketing artists and it outlines the progress being made internationally in getting ISPs to cooperate to curb mass-scale copyright infringement on their networks.
John Kennedy, chairman and chief executive of IFPI, says: « The recorded music industry is reinventing itself and its business models. Music companies have changed their whole approach to doing business, reshaped their operations and responded to the dramatic transformation in the way music is distributed and consumed.
Un article du magazine The Economist (10 janvier 2009, page 52) intitulé « Writ Large » traite de la question des poursuites bâillons internationales dans les cours de la Grande Bretagne. La liberté d’expression n’y est pas aussi forte et les frais d’ester en justice y sont fort élevés. En effet, selon cet hebdomadaire britannique, les américains en sont à étudier la question :
Now the campaign has moved to the American Congress. A bill introduced into the House of Representatives last year by Steve Cohen, a Democrat, sailed through an early vote but stood no chance of becoming law. A much tougher version submitted to the Senate, the Free Speech Protection Act, also gives American-based litigants an additional right to countersue for harassment. The bills have been strongly supported by lobby groups such as the American Civil Liberties Union, which fear that the protections offered by the First Amendment are being infringed by the unfettered use of libel law in non-American jurisdictions.
Nous pouvons y voir un lien avec les « SLAPP » (« Strategic Lawsuit Against Public Participation ») qui signifie poursuite stratégique contre la mobilisation publique.
Saviez-vous que 2009 est l’année internationale de l’astronomie? Voici quelques sites Internet pour les amateurs d’astronomie… numérique :
Visitez le site officiel de l’Année mondiale de l’astronomie 2009 au Canada. Et bien sûr, le Planétarium de Montréal y met de la sienne également.
La Société pour la promotion de la science et de la technologie offre quelques articles sur son site, dont un dossier spécial dans son bulletin Pluie de science no. 30, nommé « Des étoiles plein les yeux » .
La Fédération des Astronomes Amateurs du Québec offre un site spécial sur l’Année mondiale d’astronomie.
Aussi, une activité très intéressante en début avril, les 100 heures d’astronomie (site en anglais uniquement).
Et finalement, pour ceux qui n’ont pas accès à une fenêtre à proximité de leur ordinateur, il y a toujours Google Sky qui offre des images célestes gratuitement.
Après quelques semaines de vacances, nous sommes de retour et prêt pour la nouvelle année 2009 !
Cette semaine marque le 200e anniversaire de naissance de Louis Braille, concepteur de la méthode éponyme qui permet aux malvoyants de « lire » grâce au sens du toucher.
Soulignons l’initiative Défi Braille de l’Autorité canadienne du braille, qui invite les écoliers à s’approprier ce mode de communication tactile grâce à des tutoriels et autres activités digitales et numériques (sic) en anglais uniquement.
De retour à Montréal, nous avons épluché le journal Le Devoir, dont voici quelques textes d’intérêt :
«L’ADN sonore de Montréal» par Fabien Deglise les 03/04 janvier 2009 :
Des étudiants de l’Université Concordia consignent des bribes sonores de la métropole québécoise et les diffusent par Internet pour la postérité.
«Technologies numériques et crise financière» (lettre d’opinion) par Hervé Fischer les 03/04 janvier 2009 :
Le philosophe et chercheur critique la crise financière actuelle du point de vue de la dépendance des agents économiques aux informations numériques, voici une citation :
Le numérique est un excitant psychologique, un psychotrope qui abolit la résistance du réel, euphorise et invite à devenir proactif. Faut-il s’étonner alors que le jeu prenne de plus en plus de place dans ce qu’il faut bien appeler une économie imaginaire? Là où le numéraire circule à la vitesse du numériqueâ de façon quasi interchangeableâ les imaginations s’excitent et les rythmes cardiaques s’accélèrent, avec des rêves d’enrichissement facile et immédiat. Dans le domaine de la comptabilité et de la spéculation financière, comme dans le jeu vidéo, le numérique nous propose de cliquer sur le clavier sans le moindre effort, sans échange avec d’autres humains, dans la solitude et l’intimité de l’écran. Il tend à induire une créativité réactionnelle et des comportements déréalisés. Il excite le désir et neutralise le principe de réalité. Dans les jeux vidéo, on peut perdre, gagner, tuer ou être tué, sans que cela soit réel. Et dans les opérations financières, on peut de même déplacer, modifier ou créer des fichiers financiers, comme dans un jeu, en apesanteur. En spéculant, on ne devient peut-être pas tant cynique ou immoral que tout simplement joueur. On joue pour jouer, en espérant bien sûr toujours gagner. Et conséquemment, le numérique déresponsabilise. Il favorise la triche, les fausses comptabilités, les fausses stratégies et la dépendance. Et on perd la conscience des conséquences réelles, éventuellement dramatiques, de ses jeux, sans penser aux ouvriers qui vont perdre leur emploi, aux familles qui ont acheté leur maison avec des hypothèques irréalistes, aux personnes âgées qui ont placé leurs fonds de retraite dans des institutions qu’ils croyaient sécuritaires.
«L’entrevue – Une école pour les «natifs» de l’univers numérique» par Michel Dumais le 5 janvier 2009 :
Offre un sommaire d’une conférence prononcée par Marc Prensky à Montréal, auteur de l’essai numérique Digital Natives, Digital Immigrants (PDF, en).
«Médias – Prédictions… jusqu’en 2050 !» par Paul Cauchon le 5 janvier 2009 :
À propos des prédictions compilées par le Pew Internet & American Life Project et l’Elon University de Caroline du Nord: Imagining the Internet.
Comme quoi la culture libre n’attend pas le retour de votre humble blogueur…
Et oui, vous vous en doutez bien, nous avons chômé lors de la période des fêtes. La faute revient au cadre enchanteur de la Pourvoirie Waban-Aki (pour nos ami-e-s à l’extérieur du Québec, une pourvoirie est un territoire naturel exploité pour des activités de plein-air), où nous avons passé le temps des fêtes. Par ailleurs, le Rédacteur-en-chef (et unique auteur) de CultureLibre.ca a déposé son mémoire de maitrise en droit ce lundi 5 janvier 2009 (comme de raison, ce mémoire sera versé dans une/des archive/s ouverte/s dès la fin du processus de validation). Donc, nous n’avons pas chômé tant que ça…
Enfin bref, nous profitons de ce moment pour vous souhaiter une excellente année 2009 et souligner ce billet qui nous informe des créateurs dont leurs œuvres sont maintenant dans le domaine public au Canada.